Randonnée

 

Bienvenue à Thurins

Plan et lieudits

 

Patrimoine

 

Le village

Thurins était autrefois un village fortifié. Dès 1225, l'existence d'un château fort y est signalée. Les vestiges de cette époque se voient encore aujourd'hui : un grand escalier en colimaçon dans l'immeuble à gauche de l'épicerie, la façade comportant des fenêtres à meneaux ; la porte du vingtain, de style gothique, et un portillon donnant accès à la place de Verdun ; une dénivellation au sud de cette place marque l'emplacement des anciens fossés.

L'église actuelle date de 1835. Outre l'autel et retable des Saints Anges (au fond du bas-côté sud) et les fonds baptismaux (au fond du bas-côté nord), les stalles (de part et d'autre du choeur) et les boiseries (abside) proviennent de l'Abbaye de Cluny (17e s.), après qu'en 1845 l'Archevêché de Lyon eut fait don à la paroisse de ces boiseries qui avaient été pillées à la Révolution.

 
Le barrage

 Situé sur les contreforts granitiques du Massif Central, le sous-sol ne permet pas la formation de sources. En 1924, l'état sanitaire de la région avait été signalé comme étant particulièrement critique du fait de la pauvreté des ressources et de la mauvaise qualité de l'eau fournie par les puits. Le Syndicat Intercommunal des Eaux du Garon fut créé en 1927, bientôt suivi de la construction d'un barrage sur le Garon à l'altitude de 700 m sur la commune de Thurins, d'une capacité de 100.000 m3. Associé à une station d'épuration visible au pied du barrage, celui-ci fourni 1000 m3 par jour jusqu'en 1954. A cette date, la population étant devenue trop importante, le barrage fut abandonné, le Syndicat dissout, et l'eau courante captée dans la nappe phréatique du Rhône. La commune de Thurins racheta le barrage en 1990 pour un franc symbolique. L'activité de pêche s'y est développée, la baignade restant interdite. Aire de pique-nique.

 

 L'ancienne voie de chemin de fer

Singulière entreprise que cette voie ferrée (une "voie étroite" à l'écartement métrique), partant de Fourvière à l'assaut des Monts du Lyonnais, jusqu'à Saint Symphorien sur Coise. Construite entre 1910 et 1914, son exploitation ne dura pas 20 ans, puisque sa fermeture définitive eu lieu en 1933. Sur la commune de Thurins, on peut encore apercevoir quelques traces des nombreux ouvrages d'art qui la jalonnaient : ponts du Pont, du Grand Moulin, pont Vincent ; tunnel et gare de la Burlière ; gare du Pont ( près du carrefour D11/D25, aujourd'hui... un parking). Ligne qui, durant la Grande Guerre, acheminait vers la ville de Lyon les denrées alimentaires produites dans les Monts.

Rêvons un peu : une ligne reliant l'Ouest Lyonnais à Fourvière, comme il en existe une entre l'Arbresle et Saint Paul, serait bien utile, n'est-ce-pas ?

 
Les moulins

Des nombreux moulins qui utilisaient la force des ruisseaux de la vallée il ne reste que de faibles vestiges. Remarquer cependant le "Grand Moulin", dont l'existence est attestée dès 1519, grande bâtisse située sur le Garon, près de la piscine. Modernisé en 1853 avec une roue verticale de 4,40 m de diamètre, il était associé à un réservoir (aujourd'hui comblé) dont la prise d'eau est au Pont Vincent.

 

Les croix de chemin

32 croix recensées, souvent d'origines relativement anciennes (16e - 17e s.), réparties sur l'ensemble du territoire communal, et qui peuvent elles-mêmes faire l'objet d'un circuit pédestre !

 

Ponts remarquables

 - Pont Vincent (à la sortie de Thurins, sur la D11, dir. St Martin en Haut). Vers 1860.

 - Pont "Romain" (sur le ruisseau de la Côte, jouxtant le chemin du Noyer Blanc). Arche ancienne en pierres sèches.

 

Le rocher de Saint Martin

A l'ouest de Thurins, à la limite de Saint-Martin-en-Haut, au milieu des bois. Rocher granitique creusé d'une cuvette. Saint Martin aurait parcouru les Monts du Lyonnais vers 360. La légende raconte que sa mule aurait laissé l'empreinte de son sabot dans le rocher.